L’étude du rehaussement tardif est réalisée environ 10 minutes après l’injection de l’agent de contraste. Le rehaussement tardif traduit un excès relatif de gadolinium dans les tissus pathologiques comparativement aux tissus sains.
Elle repose sur des séquences en pondération T1 en écho de gradient ultra-rapide ou en écho de gradient à l’état d’équilibre. Les acquisitions 3D ont pour avantage d’explorer un grand volume en une seule apnée, alors que les acquisitions 2D offrent une meilleure résolution spatiale (moins de flou de mouvement), ce qui permet de mieux visualiser l’extension transmurale du rehaussement. Le contraste de ces séquences est optimisé :

  • Soit par une inversion - récupération avec un TI annulant le signal du myocarde sain. Ce TI est déterminé au préalable par une séquence dédié (TI scout ou Look locker) qui teste une gamme de TI afin que l’utilisateur puisse choisir le TI pour lequel le signal du myocarde sain apparaît le mieux supprimé (~ 300 msec)
  • Soit par technique PSIR (Phase Sensitive Inversion Recovery), plus robuste car indépendante du TI qui est parfois difficile à régler en fonction des patients. Cette technique incorpore dans une séquence IR-EG ultra-rapide l’acquisition de coupes de références, sans allonger la durée de la séquence. Ces coupes de références servent à corriger la polarité de phase des coupes au TI, ce qui restaure le contraste T1 par rapport à une simple analyse du signal en magnitude.

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Le rehaussement tardif peut traduire :

  • Un œdème d’origine ischémique (Infarctus du myocarde à la phase aiguë)
  • Une pathologie inflammatoire ou infectieuse (myocardite)
  • Des remaniements fibreux (Séquelles d’infarctus, cardiomyopathies)
  • Une lésion tumorale