Cine sequences

Grâce aux séquences d’écho de gradient ultra-rapides, l’IRM est une technique de choix pour l’étude dynamique du mouvement cardiaque et de la fonction contractile cardiaque.
Les séquences actuellement utilisées pour l’étude de la cinétique cardiaque sont de type écho de gradient à l’état d’équilibre avec gradients équilibrés . Elles présentent l’avantage d’une grande vitesse avec un rapport signal/bruit élevé et un contraste T2/T1 permettant de bien différencier sang (en hypersignal), endocarde et épicarde (en isosignal) et graisse (en hypersignal). Ces acquisitions sont réalisées de préférence en gating rétrospectif pour améliorer la résolution temporelle.
L’analyse comparative des images en télésystole et télédiastole, avec estimation du volume ventriculaire, donne la valeur de la fraction d’éjection ventriculaire. Il est également possible de quantifier la masse du ventricule gauche et les paramètres de cinétique segmentaire.

Le lecteur Adobe Flash et Javascript sont nécessaires pour afficher les modules d'e-Anatomy

Augmentation de la résolution temporelle par partage de lignes de l'espace K

Le lecteur Adobe Flash et Javascript sont nécessaires pour afficher les modules d'e-Anatomy

Imagerie temps réel

En combinant ces séquences avec les techniques d’imagerie parallèle, et en diminuant la taille de la matrice pour que l’acquisition soit single-shot, on réduit la durée d’acquisition d’une coupe à moins de 100 ms, ce qui rend possible de réaliser une imagerie temps réel.
Ce gain en vitesse se fait au prix d’une perte en résolution spatiale et du nombre d’images (phases) obtenues par cycle cardiaque (perte en résolution temporelle). Les nouvelles techniques d’acquisition parallèle corrélées dans le temps (k-t BLAST, k-t SENSE) apparaissent prometteuses pour l’imagerie temps réel.
L’intérêt principal de l’imagerie temps réel réside dans la possibilité de réaliser une étude de la cinétique cardiaque chez des patients en arythmie ou ne pouvant tenir une apnée correcte.

Tagging myocardique

Le tagging consiste à tatouer le myocarde avec un motif géométrique (lignes ou grille) , grâce à des impulsions de présaturation spatiales sélectives (SPAMM : SPAtial Modulation of Magnetization). Cette préparation du myocarde précède une séquence d’imagerie ciné, qui va permettre d’étudier précisément la contraction du myocarde : les modifications du tatouage initial donnent accès à la visualisation de déformations inframillimétriques.
L’analyse des images tatouées fait appel à des techniques telles que HARP (HARmonic Phase MRI) qui extraient rapidement et de façon automatique les déformations consécutives à la contraction myocardique.

IRM de stress

Comme en échographie, on peut sensibiliser l’étude dynamique de la contraction myocardique par des épreuves de "stress", c’est-à-dire la mise en jeu de la capacité de réserve coronaire. L’épreuve de stress peut être provoquée par un exercice physique (difficile à mettre en place au cours d’un examen IRM) ou par action pharmacodynamique.
Les agents que l’on emploie à cet effet sont la dobutamine ou l’adénosine/dipyridamole. A faible dose, la dobutamine permet d’étudier la viabilité myocardique et l’adénosine/dipyridamole permet de sensibiliser l’étude de la perfusion myocardique (action vasodilatatrice).
A forte dose, la dobutamine entraîne une augmentation de la consommation en oxygène du myocarde par effets inotrope et chronotrope positifs (augmentation de la contractilité et de la fréquence cardiaque) ce qui permet démasquer des lésions coronaires significatives en démontrant des dyskinésies myocardique.
Etant donné les risques d’ischémie sévère et de troubles du rythme cardiaque de la dobutamine à forte dose, ces examens doivent être encadrés de façon stricte et en milieu spécialisé.