Les méthodes de synchronisation avec le mouvement cardiaque reposent principalement sur l’électrocardiogramme (ECG). Le pouls périphérique n’est utilisé qu’en dernier recours.
L’enregistrement de l’ECG au cours d’un examen IRM est perturbé par :

  • L’effet hydro-magnéto-dynamique : le mouvement du sang (conducteur électrique) dans le champ magnétique produit un courant électrique qui s’ajoute au signal de la conduction cardiaque. Cet effet se manifeste sur le tracé par une pseudo-augmentation de l’onde T.
  • Les courants induits lors des variations de gradients, les impulsions RF et la respiration qui altèrent le tracé ECG.

Les conséquences de cette dégradation du signal ECG sont une absence de synchronisation, l’absence de valeur diagnostique du tracé ECG fourni par le monitoring au cours d’une IRM, et l’attention à porter au placement des électrodes. Il est en effet primordial d’avoir une onde R qui se détache bien du reste du tracé pour être détectable par la machine..
Une fois que ce prérequis est obtenu, la synchronisation avec l’ECG pourra être effectuée soit de manière prospective, soit rétrospectivement.

Gating prospectif

Soit l’onde R sert à déclencher les acquisitions IRM, qui seront ainsi toutes réalisées au même moment du cycle cardiaque : c’est le gating prospectif. Le TR est un multiple de la durée du cycle cardiaque (1 ou 2 cycles cardiaques).

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Gating rétrospectif

Soit l’acquisition IRM est continue avec un enregistrement simultané de l’ECG, qui sert à réordonner les données lors de la reconstruction des images : c’est le gating rétrospectif. A chaque onde R, le gradient de codage de phase change.

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Grâce à la synchronisation cardiaque, on limite les artéfacts liés aux mouvements du cœur et au flux sanguin et cela ouvre la possibilité d’imager les différentes phases du cycle cardiaque.
L’avantage du gating rétrospectif est la possibilité d’imager la totalité du cycle cardiaque, alors qu’en gating prospectif, il existe un temps mort en fin de diastole.
En imagerie ciné avec gating prospectif, la première image a un signal plus élevé (artéfact de flash) car l’aimantation longitudinale a eu un délai supplémentaire pour récupérer. Ce n’est que sur les images suivantes qu’il y a saturation partielle et équilibration de l’aimantation longitudinale. On peut palier cet inconvénient en continuant à appliquer impulsions radiofréquences et gradients durant le temps mort en fin de diastole, sans enregistrer de signal, pour maintenir l’aimantation longitudinale à son équilibre. Le gating rétrospectif n’est pas soumis à l’artéfact de flash étant donné qu’il n’y a pas de temps mort dans le cycle cardiaque.