L’architecture d’une séquence comprend d’une part des éléments indispensables, et d’autre part des options. Les briques qui constituent la séquence sont des impulsions radiofréquence et des gradients.
Les éléments indispensables à toute séquence d’imagerie sont :

  • Une impulsion RF d’excitation, nécessaire au phénomène de résonance magnétique
  • Des gradients qui vont permettre le codage spatial (2D ou 3D), et dont l’agencement va déterminer la manière dont est rempli l’espace K
  • Une lecture du signal, qui peut combiner un ou plusieurs types d’échos (écho de spin, de gradient, stimulé…) déterminant le type de contraste (influence plus ou moins importante des temps de relaxation T1, T2 et T2*).

Les options sont représentées par d’autres impulsions radiofréquence, gradients ou méthodes de reconstruction variables permettant :

  • Soit de modifier le contraste (préparation de l’aimantation par inversion récupération, saturation de graisse, transfert d’aimantation…)
  • Soit d’accélérer la séquence (remplissage partiel du plan de Fourier, acquisition parallèle, restauration rapide de l’aimantation…)
  • Soit de diminuer les artéfacts (compensation de flux, synchronisation, bandes de pré-saturation…)

Enfin, l’utilisateur devra choisir les paramètres de la séquence (TR, TE, angle de bascule, facteur turbo, matrice champ de vue…) afin d’obtenir le meilleur compromis contraste / résolution spatiale / vitesse.
Hormis l’inversion récupération, les techniques optionnelles permettant de modifier le contraste d’une séquence seront développées dans un autre chapitre. De même, la prise en charge des artéfacts et les méthodes d’imagerie parallèle feront l’objet de chapitres séparés.