Principes

En ARM par temps de vol, on va optimiser des séquences d’écho de gradient compensées en flux pour privilégier le signal vasculaire par rapport à celui des tissus environnants en :
saturant le signal des tissus stationnaires avec des TR très courts : ainsi, l’aimantation longitudinale de ces tissus n’a pas le temps de repousser et leur signal s’affaiblit
favorisant le phénomène d’entrée de coupe : comme le sang circulant entrant dans la zone explorée n’a pas été saturé, son aimantation longitudinale est maximale. Le signal provenant du flux sanguin est donc élevé par rapport à celui des tissus saturés.

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L’importance du signal vasculaire dépend:

  • de la vitesse et du type de flux
  • de la longueur et de l’orientation du vaisseau exploré (le signal vasculaire sera meilleur si la coupe est perpendiculaire à l’axe du vaisseau)
  • des paramètres de la séquence : TR, angle de bascule, TE, épaisseur de coupe

Limites

Les principales limites de l’ARM par temps de vol sont :
la perte de signal liée au déphasage des spins lorsque les flux sont complexes ou turbulents (sténoses), lorsque les flux sont trop lents ou orientés parallèlement au plan de coupe
la mauvaise suppression du signal des tissus stationnaires à T1 court (graisse, athérome, hématome, thrombus)

Optimisation

On peut améliorer le contraste vasculaire en supprimant du signal des tissus statiques grâce à :
une impulsion de préparation de type transfert d’aimantation
excitation sélective de l’eau ou une saturation de graisse
Il est possible de sélectionner la direction des flux à visualiser en plaçant une bande de pré-saturation, en amont du volume d’intérêt, pour supprimer les flux artériels ou veineux non désirés.

Imagerie TOF 2D

En acquisition 2D, l’imagerie en temps de vol est effectuée à l’aide d’un ensemble de coupes fines qui seront empilées pour reconstruire un pseudo-volume. L’avantage des coupes fines est une meilleure sensibilité aux flux lents (qui ne resteront pas dans la coupe longtemps et ne seront donc pas saturés) et la possibilité d’utiliser des angles de bascule élevés (d’où une meilleure saturation des tissus stationnaires et plus de signal vasculaire). Cependant, l’acquisition 2D a l’inconvénient d’avoir une mauvaise résolution spatiale dans l’axe de la pile de coupe.

Imagerie TOF 3D

Au contraire de l’imagerie TOF 2D, l’acquisition TOF 3D volumique permet d’obtenir une bonne résolution spatiale dans les 3 directions de l’espace, avec un meilleur rapport signal / bruit . Du fait de l’excitation d’un volume à chaque répétition, il y a une saturation progressive des flux, d’autant plus qu’ils sont lents. Les plus lents peuvent même disparaître complètement. On peut diminuer la saturation des flux au cours de leur parcours dans le volume exploré en :
en fractionnant l’acquisition 3D en plusieurs blocs (ou « slabs ») MOTSA : Multiple Overlapping Thin Slab Acquisition), SHUNKS
en utilisant un angle d’excitation variable, plus faible à l’entrée du flux dans le volume et plus grand vers la sortie du volume (TONE : Tilted Optimized Nonsaturating Excitation), ce qui compense aussi la relaxation des tissus à T1 court.

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