Grâce la possibilité d’exploration de la microvascularisation qu’elle procure, l’IRM de perfusion a un intérêt dans :

  • les pathologies vasculaires : accident vasculaire cérébral ischémique (recherche d’une zone de pénombre / d’une discordance correspondant à du tissu cérébral viable), étude du vasospasme dans l’hémorragie sous-arachnoïdienne
  • les pathologies tumorales : l’IRM de perfusion permet d’évaluer la néoangiogénèse et la vascularisation tumorale ce qui a un impact pour le diagnostic ou le suivi thérapeutique de certaines tumeurs nerveuses (gliome de haut grade, méningiome lymphome, astrocytome pilocytaire, métastase…)
  • les pathologies infectieuse ou inflammatoire, dont une des caractéristiques physiopathologique est l’hypervascularisation, peuvent être explorées en IRM de perfusion (abcès, maladie de Crohn…)

Les techniques d’IRM de perfusion de premier passage et par marquage de spins exigent une haute résolution temporelle, un bon rapport signal / bruit avec résolution spatiale la plus élevée possible.
Elles bénéficient des méthodes d’acquisition parallèle, de la montée en intensité des champs statiques (3 T, voire 7 T) et de l’optimisation des séquences (Echo planar, PRESTO : PRinciples of Echo-Shifting with a Train of Observations, Echo de gradient à l’état d’équilibre avec renforcement T2, écho de spin ultra-rapide…). Avec l’amélioration de ces techniques, leurs applications cliniques sont ainsi amenées à se développer.