L’IRM de perfusion donne accès à des informations sur la microcirculation capillaire des tissus. Les paramètres quantitatifs essentiels qu’elle évalue sont les volumes sanguins et des données temporelles (temps de transit, temps jusqu’au pic de contraste…).
L’objectif final de l’IRM de perfusion est de mesurer, ou d’estimer, le débit sanguin qui irrigue l’organe exploré, exprimé en ml/min/100 g de tissu. Ce débit correspond à la perfusion tissulaire (microcirculatoire) et non au débit des gros axes vasculaires.

 

La différenciation des tissus perfusés et non perfusés repose sur l’utilisation d’un marqueur intra-vasculaire :

  • Soit exogène : produit de contraste injecté (en général non diffusible, c’est-à-dire uniquement présent dans le secteur vasculaire, et ne traversant pas la barrière hémato-encéphalique normale)
  • Soit endogène : par marquage des noyaux d’hydrogène de l’eau de la circulation sanguine (dans ce cas, le marqueur est diffusible, c’est-à-dire qu’il y a des échanges entre les secteurs vasculaire et extra-vasculaire).