Les artéfacts sont essentiellement induits par l’utilisation

  • de gradients de diffusion qui doivent être de forte intensité : contraction / dilatation et/ou décalage / distorsion de l’image (courants induits lors des montées et descentes de gradient), distorsion de l’image (défauts de linéarité des gradients), images fantômes (instabilité de gradients)
  • des techniques d’imagerie rapides (EPI) : effets de susceptibilité magnétique, images fantômes (courants induits)

Tout artéfact qui sera dépendant des gradients aura une apparence différente en fonction du facteur b de l’image. Le calcul de la cartographie d’ADC sera dans ce cas perturbé avec des erreurs de mesure.
Les séquences pondérées en diffusion sont très sensibles aux mouvements macroscopiques (patient, battements vasculaires…). Grâce à leur vitesse, les séquences en écho planar permettent d’éviter ces artéfacts. Si d’autres types de séquences, plus lentes, sont utilisés, il pourra s’avérer nécessaire de synchroniser l’acquisition avec l’ECG ou avec un écho-navigateur.

 

En imagerie du tenseur de diffusion, la principale limite concerne les croisements de fibres au sein d’un même voxel : la direction de diffusion principale donnée par le tenseur de diffusion ne correspondra pas à une trajectoire réelle et cela pourra induire en erreur un algorithme de tractographie de fibres nerveuses. L’autre difficulté en tractographie est représentée par les fusions, divisions et angulations des faisceaux de fibres nerveuses. Un plus grand nombre de mesures de diffusion dans des directions différentes (HARDI : High Angular Résolution Diffusion Imaging) apporte plus d’informations aux algorithmes pour tenter de résoudre ces problèmes, au prix de temps d’acquisition augmentés.