Les produits de contraste exogènes comprennent les substances artificielles administrées, par voie intraveineuse le plus souvent, qui permettent de modifier le contraste des vaisseaux et organes.
Ces produits sont considérés comme des médicaments et obéissent aux mêmes impératifs de développement et prescription (AMM).

Principes de base de la modification du T1 et du T2

Les produits de contraste en IRM ne sont pas directement visibles. C’est le raccourcissement des temps de relaxation T1 et/ou T2 qu’ils entraînent sur les noyaux d’hydrogène situés à leur proximité qui sera à l’origine de la modification des contrastes.
Si le produit de contraste raccourcit le temps T1 (agents de contraste paramagnétiques), on observe un hypersignal en pondération T1. S’il raccourcit le T2 (agents de contraste super-paramagnétiques), on aura par contre une diminution du signal en pondération T2 et T2*.
L’efficacité d’un produit de contraste dépend de sa relaxivité (pouvoir de modification des temps de relaxation).

Classification

On peut distinguer 2 grandes classes de produits de contraste :

  • les chélates de Gadolinium, paramagnétiques, avec un effet principal de rehaussement en pondération T1
  • les particules de ferrite super-paramagnétiques (SPIO et USPIO), employées pour leur effet en pondération T2 et T2* (baisse du signal)

Dans chacune de ces classes, certains produits de contraste pourront être spécifiques d’organes (foie, ganglions, rémanence vasculaire).