Muscle détrusor de la vessie
Detrusor vesicae
- Synonyme latin : Musculus detrusor vesicae
- Ancienne nomenclature : Muscle vésical; Tunique musculaire de la vessie
Définition
La tunique musculaire (tunica muscularis) est constituée de trois couches de fibres musculaires lisses : une couche externe, composée de fibres disposées en grande partie de façon longitudinale ; une couche moyenne, dans laquelle les fibres sont arrangées, plus ou moins, de manière circulaire ; et une couche interne, dans laquelle les fibres présentent une orientation générale longitudinale.
Les fibres de la couche externe naissent de la face postérieure du corps du pubis chez les deux sexes (musculi pubovesicales), et chez l'homme de la partie adjacente de la prostate et de sa capsule. Elles cheminent, de façon plus ou moins longitudinale, le long de la face inférieure de la vessie, passent par son vertex, puis descendent le long de son fundus pour s'attacher à la prostate chez l'homme, et à la face antérieure du vagin chez la femme. Sur les faces latérales de la vessie, les fibres sont disposées de façon oblique et se croisent mutuellement. Cette couche a été désignée sous le nom de muscle détrusor de la vessie.
Les fibres de la couche circulaire moyenne sont dispersées de façon très ténue et irrégulière sur le corps de l'organe et, bien qu'orientées dans une certaine mesure transversalement par rapport à l'axe longitudinal de la vessie, sont pour la plupart disposées de façon oblique. Vers la partie inférieure de la vessie, autour de l'orifice urétral interne, elles sont organisées en une épaisse couche circulaire formant le sphincter vésical, qui est en continuité avec les fibres musculaires de la prostate.
La couche interne longitudinale est mince, et ses faisceaux présentent un arrangement réticulaire, avec toutefois une tendance à adopter pour la plupart une direction longitudinale. Deux bandelettes de fibres obliques, prenant origine en arrière des orifices des uretères, convergent vers la partie postérieure de la prostate et s'y insèrent par l'intermédiaire d'un processus fibreux dans le lobe moyen de cet organe. Ce sont les muscles des uretères, décrits par Sir C. Bell, qui supposait que lors de la contraction de la vessie, ils servent à maintenir la direction oblique des uretères et à prévenir ainsi le reflux de l'urine dans ceux-ci.
Références